Le Mont Blanc en Parapente – 4887m max – 062019 Juin28

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Le Mont Blanc en Parapente – 4887m max – 062019

Et voilà mon petit exploi à moi pour mon anniversaire. Je me suis fait un pur cadeau …

Aucun besoin de se droguer, aucun besoin de picoler : Tout est là : le stress, la joie, la peur, le sang-froid, le courage, la patience, l’humilité, la fierté aussi …

Quand on a décidé avec les copains d’y aller, mes 25 heures de vol ne laissaient absolument pas penser que je finiraislà-haut.

Il était très clair que mon expérience ne me permettait pas d’aller là-haut. C’est en toute humilité que j’ai décollé avec les copains et parmi les 200 à 300 personnes qui décollaient ce jour là pour essayer d’aller au Mont-Blanc par la voie des airs. Je me disais bon on va essayer au moins de monter en haut du Brévent et de se balader vers le sommet. Mais en aucun cas d’aller se diriger vers le Mont-Blanc.

Je suis parti vers le milieu de la masse, j’ai pris du temps pour monter chaque palier et dans chaque groupe et dans chaque thermique. Malgré ma voile de débutant et mon niveau de débutant, j’ai suivi doucement les autres. Je reconnais cependant que le fait de voir les grappes devant me permettait d’avancer à mon allure.

Et tout doucement j’ai avancé thermique par thermique j’arrivais en bas de chaque thermique après chaque transition parce que ma voile est une voile de débutant. Je devais tout remonter à chaque fois. Ma grande décision a été de traverser le col de Miage. Car à cet endroit le retour était impossible si je n’arrivais pas à monter de l’autre côté, il aurait fallu que je me démerde côté italien de l’autre côté du Mont-Blanc pour rentrer par mes propres moyens et atterrir dans la moraine du glacier italien.

J’ai donc tiré au maximum en haut de chaque thermique pour être sur d’avoir la marge nécessaire pour atteindre les autres grappes qui était déjà bien devant moi.

Après 3h30 de bataille contrairement à 1h30 pour les meilleurs, j’ai posé au sommet du Mont-Blanc. J’aurais pu continuer à monter mais je voulais fouler ce sommet déjà fait d’autres manières auparavant.

Un spectacle magnifique pendant toute la montée un paysage sauvage est effrayant que représente la face sud du Mont-Blanc où il y a l’arrête du mont brouillard, les aiguilles grises qui m’ont permis de monter en haut du sommet.

Une grande joie de partager ce moment avec les 40 ou 50 personnes qui étaient arrivées au sommet. Sur le chemin du sommet, beaucoup ont lâché ils sont rentrés, même des très bons n’ont pas réussi à monter. Ce qui m’a sauvé est je pense mon mental. Sinon j’aurais lâché le morceau très vite.

Ce petit exploit vient de la simple chose : le lâcher prise. Se libérer des problèmes des autres qu’on essaye de mettre sur soi permet à sa tête et à son corps de s’investir pour soi-même. Il faut aussi s’armer de patience.

L’atterrissage au sommet et le décollage côté nord se sont très bien passé. C’est là encore que je vois que mon expérience m’a permis d’être tranquille : atterrir où je savais qu’il était bon d’atterrir au sommet et décoller où je savais qu’il était bon de décoller. Beaucoup d’autres personnes n’ayant pas l’expérience du Mont-Blanc avaient du mal à décoller. La vie est faite de plein de petites choses qui nous permettent d’avancer à petits pas…. Ou à grands pas comme ici !

Les donnes techniques de la montee sont : ICI

Les donnes techniques de la descente sont : ICI

Le parcours video en 3D de la montée : ICI

Le parcours video en 3D de la descente : ICI